Un impératif de prévention

Dans ces maladies chroniques liées à l'environnement, aux comportements et aux facteurs sociaux, la prévention est un des piliers de la politique de santé. Améliorer les soins, définir et mettre en place des stratégies préventives au service de l'ensemble de la population, en particulier des personnes en difficulté sur le plan social et économique, passe par une recherche prenant en compte la diversité des déterminants génétiques, biologiques, comportementaux, environnementaux et psychosociaux. Cela nécessite également de définir de nouveaux biomarqueurs, sensibles et spécifiques, capables de prédire la survenue d'un événement cardiaque afin de mettre en place une meilleure prise en charge des patients à risque.

La perspective doit être interdisciplinaire :

créer des liens entre recherche fondamentale, recherche clinique, santé publique, et sciences humaines et sociales.

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Dans le domaine des pathologies cardiovasculaires, la prévention a d'ores et déjà démontré son impact dans les pays industrialisés, parallèlement aux progrès notables enregistrés dans le diagnostic (apport de l'imagerie) et les soins (thrombolyse, chirurgie, pacemakers, défibrillateurs, angioplastie, stents). Mais elle reste perfectible en dépit du lancement en 2002 du Programme national de réduction des risques cardiovasculaires sous l'égide de la Direction générale de la Santé. Dans le domaine du diabète et de l'obésité, le récent Programme National Nutrition Santé (PNNS) est en place pour répondre aux enjeux considérables que représente la prévention des nouvelles formes de malnutrition. Il place parmi ses priorités la recherche sur les stratégies préventives et sur les messages de santé publique.