Epidémiologie

Les pathologies cardiovasculaires, métaboliques (diabète, obésité, dyslipidémie) et rénales sont des maladies multifactorielles dans lesquelles interviennent des facteurs génétiques, biologiques et d'environnement, notamment des facteurs comportementaux. Ces facteurs interagissent dans des proportions variables selon la maladie et les individus. L'identification des gènes en cause permet l'identification de partenaires inconnus de grandes voies métaboliques, la dissection des mécanismes pathogéniques de la maladie chez les patients, et enfin le diagnostic, voire le traitement pharmacologique de ces maladies. L'identification des facteurs environnementaux permet de définir les déterminants intervenant dans le risque ou la protection vis-à-vis des maladies et de servir de support aux actions de prévention.

Au cours des dernières années, un intérêt croissant a été porté aux études épidémiologiques associant (en population générale ou malade) la mesure de facteurs d'exposition et le dosage de biomarqueurs. Pour pouvoir également comprendre les facteurs déterminants des comportements (facteurs sociologiques, économiques, sensoriels, cognitifs), il faut également faire appel aux approches des sciences humaines et sociales. Le but de cet axe est de renforcer la recherche en épidémiologie (nutritionnelle, mécanistique, génétique, sociale) au niveau organisationnel (accès à des cohortes bien phénotypées, accès à du matériel biologique de sujets sains ou malades) et méthodologique (accès aux méthodes de criblage rapide du génome, combinaison des techniques de génomique, transcriptomique, et protéomique, développement des outils statistiques et informatiques).

L'excellence des équipes en Ile-de-France autour de cette thématique est reconnue tant en épidémiologie d'observations que d'intervention. Des efforts importants doivent être consentis en matière d'organisation et de développement méthodologique :

  • développer l'accessibilité à des cohortes prenant en considération les déterminants des comportements alimentaires (sociaux, culturels, économiques, sensoriels, cognitifs, biologiques, génétiques) et de l'état nutritionnel, et les relations ente nutrition (aliments, nutriments, comportements, activité physique) et pathologies cardiovasculaires et cardiométaboliques et rénales ;
  • faciliter le développement de larges ressources biologiques populationnelles (biobanques plasma, sérum, ADN, mais aussi de tissus) ;
  • faciliter la prévention autant que le passage vers le soin et la prise en charge des malades (notamment dans le diagnostic maladie rare) ;
  • sensibiliser les décideurs et le public à travers une communication structurée et efficace sur l'importance des retombées attendues.