Maladies cardiovasculaires

On constate une diminution très importante et continue de la mortalité hospitalière après infarctus du myocarde : 15% en 1985, 8,3% en 1995, 6,6% en 2000 et 4,3% en 2005. Ces avancées ont été favorisées par un fort investissement dans la recherche, une meilleure prise en charge des facteurs de risque cardiovasculaire, et la généralisation des techniques de revascularisation précoce (angioplastie ou thrombolyse). Toutefois, encore un tiers des personnes faisant un infarctus du myocarde décèdent avant d'accéder à l'hôpital. En outre, l'amélioration de la survie après infarctus a eu pour corollaire une augmentation du nombre de cas d'insuffisance cardiaque, souvent compliqués par la survenue d'insuffisance rénale.

 Cellules musculaires cardiaques. Crédit : Inserm

Les défis majeurs de la recherche dans le domaine des maladies cardiovasculaires dans les années à venir portent sur la lutte contre les facteurs de risque (obésité, diabète, hypertension), le dépistage des sujets vulnérables (porteurs de cardiomyopathies ou d'athérosclérose instable), la mise en place de stratégies de prévention, et le développement de thérapeutiques innovantes destinées à préserver ou régénérer le capital vasculaire et myocardique.

Nous avons identifié plusieurs axes dans lesquels un fort investissement en recherche fondamentale, translationnelle et clinique est nécessaire :

  • Etude du rôle de l'inflammation dans les pathologies cardiovasculaires, l'inflammation se situant au point de convergence de plusieurs facteurs de risque cardiovasculaire, dont les dyslipidémies, l'obésité, le diabète, l'hypertension artérielle, le tabagisme et la sédentarité.
  • Identification des mécanismes conduisant à l'insuffisance cardiaque, en particulier les voies de signalisation impliquées et les perturbations du métabolisme énergétique myocardique afin de découvrir de nouvelles cibles thérapeutiques.
  • Analyse des mécanismes cellulaires et moléculaires de la formation de néovaisseaux, nécessaire à la reperfusion des tissus ischémiés (en post-infarctus, post-accident vasculaire cérébral, ou dans l'artérite des membres inférieurs), mais délétère dans la rétinopathie diabétique et la progression de l'athérosclérose vers ses complications.
  • Etude sur les cellules souches à visée thérapeutique pour favoriser la réparation et/ou la préservation cardiaque et vasculaire.
  • Validation de nouveaux biomarqueurs et tests diagnostiques et pronostiques, en s'appuyant sur les cohortes déjà en place et à venir.
  • Prise en compte de la dimension macro-environnementale (aspects nutritionnels, d'activité physique, contexte socioéconomique, stress psychosocial) des sujets porteurs de maladies cardiovasculaires.

Principaux sites franciliens : Bichat, Châtenay-Malabry, Collège de France, HEGP, Henri Mondor, La Pitié Salpêtrière.